RENCONTRES POUR LA COMPÉTITIVITÉ INDUSTRIELLE : L’INDUSTRIE EN ROUTE VERS LE MOUVEMENT PERPÉTUEL ACTE 2

L’Industrie en route vers le mouvement perpétuel : agilité, environnement, responsabilité sociale des entreprises… découvrez la richesse des débats de la seconde partie des RCI2017.

Flexion – extension ! les organisations peuvent-elles être agiles ?

Après un déjeuner « lab’Lunch » dédié aux rencontres et à la découverte de solutions nouvelles pour l’industrie de demain, l’après-midi des RCI s’est ouverte avec Max Blanchet, Managing Director Accenture Strategy, sur l’idée que le 4.0 favorise l’agilité. En effet, le digital permet non seulement de recueillir l’information directement du client, mais aussi de connecter rapidement toutes les fonctions de l’entreprise rendant ainsi l’organisation agile et innovante.

Henry Morel, Président du groupe SFPI, a insisté sur la nécessité de s’adapter à son environnement pour être agile sur son marché, défendre ses acquis et tirer au mieux parti des nouvelles technologies. Comment préserver et protéger son activité ? En étant vigilant par rapport à l’évolution de l’environnement, en gardant une communication fluide et transparente pour remonter les informations du terrain, et en bâtissant sur des finances solides. Les challenges sont nombreux : d’une part livrer le client à l’heure avec les process établis mais d’autre part laisser l’opportunité aux équipes d’innover et de laisser s’exprimer leur créativité, tout en favorisant la coordination. Pour finir, M. Morel a évoqué la difficulté d’innover sur les territoires français qui sont taxés plus fortement que ses voisins frontaliers.  « On privilégie le rond-point au robot » … Après avoir écouté la table ronde du matin sur l’attractivité territoriale on saisit mieux encore l’urgence de la prise de conscience des territoires de l’importance de leur potentiel industriel.

Anne Vetter-Tifrit, Directrice Générale de Velum,  a quant à elle parlé de son expérience d’agilité au sein de son entreprise. « Il y a un vrai enjeu aujourd’hui à suivre les évolutions d’exigences des clients plus vite que la concurrence. Pour nous le tournant a eu lieu lorsque nous sommes passé à une stratégie de production à la demande (make to order) ». Mais cette agilité réside surtout dans le fait de savoir utiliser toutes les compétences des équipes. Elle nécessite donc des compétences managériales spécifiques.

Pour développer cette idée, Philippes Grandjacques et Antoine Toupin ont souhaité nous parler de la vision OPEO du Leadership Excellence. Le Leader Manager du futur est avant tout pilote d’un processus. Il est contributeur et favorise la coordination des équipes. Team player, il sait aller chercher les compétences dans l’organisation, coacher sans micromanager, maîtriser son agenda avec des routines courtes et structurées. Il est capable d’animer et fédérer des équipes en étant présent sur le terrain.

Industrie verte ou greenwashing industriel ?

Impossible de parler de compétitivité industrielle sans évoquer les enjeux environnementaux. Alban Bitz, directeur général adjoint de Sofies, cabinet de conseil basé sur le concept de l’écologie industrielle est formel. Il y a bien une prise de conscience de l’urgence et de l’importance du sujet environnemental. Cependant, il est nécessaire de mettre en cohérence les engagements oraux des directions générales avec les actions concrètes sur le terrain. Pour cela, transparence et traçabilité sont la clé.

3 intervenants témoignent : Cyril Hetzel Livelihoods Program Manager pour le Groupe Mars, Gilles Rocchia Directeur Innovation et Nouveaux Marchés chez Socomec et Emmanuel Cazeneuve , Co-fondateur d’HESUS

Le groupe Mars ambitionne de réduire de 2/3 son empreinte carbone d’ici 2050. Socomec spécialisé dans la disponibilité, le contrôle et la sécurité de l’énergie électrique basse tension pour l’industrie et le tertiaire ambitionne de créer de nouvelles offres pour répondre aux défis environnementaux des entreprises. Enfin Hesus, start-up française spécialisée dans le négoce de déchets et plus particulièrement le traitement de terres polluées, est un bel exemple de success-story s’appuyant sur les nouveaux besoins des industriels pour traduire concrètement leurs engagements environnementaux.

La responsabilité sociale industrielle existe-t-elle vraiment ?

Augustin Bourguignat, secrétaire confédéral en charge de la politique industrielle, de la recherche et de l’innovation à la CFDT en est persuadé : la compétitivité industrielle c’est d’abord l’humain : les entreprises les plus compétitives sont celles qui donneront du sens au travail. Selon l’enquête « parlons travail » réalisée par la CFDT à partir de décembre 2016, 75% des salariés aiment leur travail mais ont soif d’autonomie. On note aussi que 33% pensent être une machine. Il y a donc urgence à transformer les organisations, à favoriser le dialogue et la communication entre la direction et les équipes. Il n’y a pas d’industrie du futur sans dialogue social. Chacun doit trouver une opportunité derrière le changement.

Philippe Laurent, conférencier, coach spécialisé dans le bien-être au travail a évoqué ses méthodes pour permettre aux équipes de s’adapter aux contraintes de l’industrie du futur. Celle-ci nécessite en effet un surcroit d’agilité, de curiosité, d’efficacité et d’empathie.

Jean-gabriel ganascia, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, expert en intelligence artificielle et auteur de l’ouvrage Le mythe de la Singularité, a quant à lui rappelé la transformation sociétale à l’œuvre avec les nouvelles technologies. L’information, autrefois synonyme de pouvoir est partout. L’enjeu pour les entreprises réside dans sa capacité à gérer les informations mais aussi à être visible dans son écosystème. Les GAFA sont les premiers à avoir compris la richesse des informations recueillies chaque jour sur les réseaux, leur conférant un pouvoir que même les états leur envient. Mais faut-il pour autant céder à la peur de la disparition du travail humain, remplacé par celui des machines et robots de toute espèce ? Certes le travail humain est appelé à se transformer avec l’introduction des machines et des robots, mais il ne disparaîtra pas pour autant.

 

La journée s’est terminée par une session de questions-réponses avec participation du public sur les keys-takeway de la journée. Michaël Valentin directeur associé OPEO et Vincent Charlet directeur associé La Fabrique de l’Industrie ont commenté les nuages de mots formés par les réponses de l’assemblée.

 

Revivez en image l’annonce du gagnant du prix RCI Stratégie et Innvoation 2017 et ne manquez pas les prochaines publications à suivre.

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