Excellence opérationnelle : Matines réorganise ses activités pour redevenir rentable

Repris par Sofiprotéol, le groupe Matines veut doubler d’ici à 2018 les ventes de ses œufs sous sa propre marque. A cette fin, Matines mène notamment une réflexion sur l'excellence opérationnelle de ses sites français.

La marque d’oeufs Matines lance un plan stratégique pour retrouver le chemin de la rentabilité. « Nous voulons doubler les volumes d’œufs commercialisés sous la marque Matines à horizon 2018, à 600 millions d’unités contre 318 millions aujourd’hui« , affirme Maxime Wolff, le directeur général du groupe.

Matines commercialise 2 milliards d’œufs par an, et réalise 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont seulement 30 % sous sa marque, le reste étant essentiellement fait avec les marques de distributeurs (MDD). Le groupe a été repris il y a quelques semaines par Glon, spécialiste breton des ovoproduits, et filiale du groupe Sofiprotéol, l’organisme financier de la filère des oléo-protéagineux. Glon possède 73 % du capital de Matines aux côtés du groupe coopératif Cecab 20 % et de la Sicadap 7 %.

DES MARQUES DE DISTRIBUTEURS MAJORITAIRES

La reconquête de Matines en marque nationale ne sera pas aisée dans un marché français de l’œuf coquille banalisé, où les marques de distributeurs pèsent 70 % de l’offre. Le groupe veut mettre en avant sa démarche de filière pour séduire le consommateur. « Nous maitrisons l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, depuis la fabrication de l’aliment donné aux poules, via les sites de Sanders (Ndlr : la filière aliments composés de Sofiprotéol), la recherche et le développement, jusqu’au conditionnement des œufs« , insiste le directeur général.

« Depuis deux ans, nous travaillons à l’amélioration de la qualité de nos œufs, avec nos équipes de recherche, pour leur donner un meilleur goût toute l’année et une couleur jaune plus prononcée« , poursuit Maxime Wolff. Le directeur entend faire de Matines une marque généraliste transversale, depuis les œufs standards au bio en passant par le Label rouge, traditionnellement dévolue jusqu’ici à l’autre marque du groupe, Mas d’Auge, qui ne réalise plus qu’une faible part de l’activité aujourd’hui.

UN CONTEXTE DE MARCHÉ DIFFICILE

Une stratégie qui devrait aider le groupe de 400 salariés à repasser dans le vert, avec des marges plus élevées sur sa propre marque que sur la fabrication de MDD. « Nous n’avons pas fait une bonne année 2013« , reconnaît le directeur, qui affirme « travailler au centime près« , sans plus de détails.

Le secteur a traversé une crise sans précédent en 2013, marquée par une flambée du prix des œufs sortie élevage (prix hors coût du transport), associée à une guerre des prix entre les distributeurs rendant difficile des hausses de prix aux consommateurs. « Nous avons gagné 0,5 point de part de marché en 2013, preuve que le consommateur reste attaché à la qualité et pas seulement au prix« , assure cependant Maxime Wolff.

RÉFLEXION SUR L’OUTIL INDUSTRIEL

La reprise par Sofiprotéol au 1er avril s’est accompagnée d’une reconfiguration industrielle du groupe. Tous les sites de conditionnement d’œufs coquilles du groupe Glon et de la coopérative Cecab sont aujourd’hui rassemblés sous l’entité juridique Matines SA. « Cela permet de gagner en efficacité et de donner une cohérence à la marque« , explique Maxime Wolff.
Avec neuf sites de conditionnement en France, Matines dispose désormais d’un vaste outil industriel. Le groupe reconnaît être en pleine réflexion sur cet outil. « Nous travaillons sur l’excellence opérationnelle de nos sites. Mais le il est trop tôt pour en parler« , explique-t-il.

http://www.usinenouvelle.com/article/matines-reorganise-ses-activites-pour-redevenir-rentable.N261997

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